Les larmes de Mamouchka

 

Nous sommes, mon mari et moi, en vacances en Corse. Ce jour là, par téléphone, notre fils aîné nous apprend que nous allions être grands-parents. Je pleure de joie en raccrochant. Lorsque nous rentrons de vacances, Benoît et Valérie me posent la question :  Maman est-ce que tu accepterais de garder le bébé ?

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Hum, j’ai un travail qui me plaît, un salaire qui rentre régulièrement mais. Je ne me pose pas la question longtemps, au fond de mon cœur la décision est prise. Et après une conversation avec mon mari, j’accepte le privilège d’être grand-mère au foyer. Et l’attente commence...

Enfin, un petit Maxime vient au monde : 4 Kg 950 pour 55 cm 1/2. C’est la joie dans toute la famille. En octobre, je prends mes fonctions de grand-mère. Maxime n’est pas un gros dormeur. Quand il dort 1 heure dans la journée, c’est le maximum.

Plus tard Maxime s’intéresse aux animaux. Nous allons donner du pain aux chevaux. Puis il marche. A 18 mois il marche sans se fatiguer. Nous allons ensemble faire les courses ça nous prend 2 heures mais peu importe, il y a tant de choses à voir, à toucher tout au long de la route.

 

Avec Mamouchka « c’est comme cela qu’il m’appelle » Maxime joue, fait des puzzles. Nous commençons à jouer aux dominos. Déjà à 3 ans, il gagne. Il apprend les chiffres, les lettres. Puis ses parents se séparent mais je continue à le garder en journée et à l’emmener à l’école. Maxime illumine ma journée, et m’aide à traverser les moments difficiles.

Quelques années plus tard la maman de Maxime déménage et Maxime change d’école. Je n’ai plus Maxime avec moi, il me manque. Nous nous téléphonons, il vient me voir.

Enfin une bonne nouvelle ! Benoît, son papa et Sylvie donnent un petit frère à Maxime : Corentin. Maxime est fou de joie. Hier, Maxime m’annonce une super nouvelle : sa maman est enceinte, il va avoir un deuxième petit frère ou sœur. Il pleure de joie.

Le petit hic dans cette histoire, c’est que la maman de Maxime, va habiter à Montpellier à la fin de l’année scolaire. C’est pour moi une nouvelle déchirure. Mais il nous reste le téléphone, MSN et la webcam. Voilà. C’est triste. Mais nous continuerons à nous aimer. Maxime a 9 ans, c’est un grand, maintenant. 

Le texte est un peu long, mais c’est le cri d’amour d’une grand–mère pour son petit fils Maxime, son rayon de soleil. Et je suis sûre que quelqu’un se reconnaîtra dans « Mamouchka. » Et si vous me posez la question : et si c’était à refaire ? Je vous réponds : je signe, car je ne regrette pas tous ces moments de complicité avec mon petit chéri.

 

Danièle A.

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